dimanche 13 mai 2012

Concert à la grande synagogue de Paris



© Many Souffan
Serge Kaufmann et Ernest Bloch ont été  mis à l'honneur le jeudi 10 mai lors d'un concert à la grande synagogue de la Victoire à Paris.  
Sous la direction de Laurent Petitgirard, l'orchestre symphonique Colonne et le chœur d'enfants  et l'ensemble vocal d'Ile de France, ont interprété  le Kol nidrei de Serge Kaufmann et le service sacré "Avodath Hakadosh"d'Ernest Bloch.

Ernest Bloch 

Le compositeur avait dirigé sa pièce pour la première fois en 1937,dans cette même synagogue


Elle exige un grand orchestre, un grand chœur (120 choristes de l'ensemble vocal d'Ile de France et du chœur d'enfants d'Ile de rance  placé sous la direction  Francis Bardot) et  un baryton solo - jeudi soir il s'agissait de Laurent Naouri. Composée de 5 parties,"Havodath hakadosh" suit le déroulement de l'office religieux du samedi matin.


Mis à part le Shéma Israël, Tzur Yisraël ou encore  Séou shéarim, je n'ai pas toujours réussi à suivre le texte.
Comme le disait Ernest Bloch lui même : " Bien qu'il soit intensément juif dans ses origines, le message de ce Service sacré me semble avant tout être un don d'Israël à l'humanité toute entière."
On pense à d'autres œuvres tel que le " roi David "d'Honegger ou au service sacré de Darius Milhaud, écrit plus tardivement (1947)


Pourtant ce que je retiendrai, ce sont les passages plus intimes, notamment la 3ème partie dialoguée, qui commence par un solo de flûte, rejointe par le basson, les altos, le hautbois,  violoncelle, contrebasse, les chœurs arrivant ensuite.
L'orchestre est brillamment utilisé avec de puissants et éclatants effets sonores, auquel le chœur participe merveilleusement (j'y ai retrouvé certains accents dont certains compositeurs de musique de films se sont peut-être même inspirés, je pense notamment à John Williams).
Pour une biographie d'Ernest Bloch   : http://musicalef.com/2012/07/11/ernest-bloch-1880-1959/

Serge Kaufmann
Il n'est d'ailleurs pas exclu que ma préférence pour ces moments là, plus intimistes,  provienne de la frustration que j'ai ressentie après l’écoute de l'œuvre de Serge Kauffmann. que j'ai beaucoup aimée, et que je trouvai trop courte. Interprétée en première partie, son Kol nidré est une œuvre plus intime, au charme particulier empreinte de gravité et de ferveur. (c'est la prière qui ouvre l'office du soir de Kippour). L'orchestre  se réduit à un ensemble à cordes, un piano et  une clarinette solo (Michel Bernier) et des chœurs. 



Mais  peut-être était-ce mieux de rester sur sa faim... la veille de Kippour.
 Les dés ne sont pas encore jetés...Tout n'est pas encore joué.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire