C'est l'histoire d'un petit new-yorkais de 6 ans, Claude Rawlings, élevé, seul par une mère dépressive,
chauffeur de taxi. Sa vie est transformée le jour où ses mains rencontre les touches du
piano désaccordé et recouvert de vieux papiers qui se trouve chez lui
dans " la pièce du fond". Pas à pas on va suivre l'éclosion, l'évolution et de la confirmation de son talent.
A mes yeux, il me semble que le roman rend aussi un certain hommage aux professeurs qui n'ont qu'un souci, celui d'ouvrir
le cœur et l'esprit de leurs élèves.
Extraits:
" Le son lui-même semblait l'envelopper d'une sorte de grande cape protectrice, l'enclore dans une bulle d'énergie invisible. "
Page 144 "Jouant pour Menti , il apprit à masquer ses émotions, à ne pas bouger, à se concentrer sur une exécution propre. Mais dans le sous-sol du magasin de musique, c'était différent . il fermait les yeux afin de mieux percevoir le bain de couleurs, oubliait ses mains, s'oubliait lui même, écoutait les structures , les lignes entrelacées. il jouait sans se préoccuper des erreurs , tout à son désir de sentir l'exaltation spéciale qui montait en lui lorsque la musique prenait les commandes, une émotion si intense que les larmes lui venaient parfois aux yeux. "
Page 147: " C'est un piano, pas un clavecin! Défoncez-le! Faites le chanter !
... " Entreprendre une leçon était parfois comme entrer dans un ouragan, mais l'enfant ne tarda pas à comprendre qu'il était encouragé à jouer de la façon qu'il aimait le mieux - avec sentiment."
" C'est presque magique. C'est si bon parfois que c'en est presque insoutenable, je veux dire, on joue, on sent une résistance, on pousse de plus en plus fort... et soudain on débouche en pleine lumière, juste comme ça.... on passe de l'autre côté du mur! Il n'y a plus de résistance, on navigue.... De la pensée pure, qui se transforme en musique pure."
Extraits:
" Le son lui-même semblait l'envelopper d'une sorte de grande cape protectrice, l'enclore dans une bulle d'énergie invisible. "
Page 144 "Jouant pour Menti , il apprit à masquer ses émotions, à ne pas bouger, à se concentrer sur une exécution propre. Mais dans le sous-sol du magasin de musique, c'était différent . il fermait les yeux afin de mieux percevoir le bain de couleurs, oubliait ses mains, s'oubliait lui même, écoutait les structures , les lignes entrelacées. il jouait sans se préoccuper des erreurs , tout à son désir de sentir l'exaltation spéciale qui montait en lui lorsque la musique prenait les commandes, une émotion si intense que les larmes lui venaient parfois aux yeux. "
Page 147: " C'est un piano, pas un clavecin! Défoncez-le! Faites le chanter !
... " Entreprendre une leçon était parfois comme entrer dans un ouragan, mais l'enfant ne tarda pas à comprendre qu'il était encouragé à jouer de la façon qu'il aimait le mieux - avec sentiment."
" C'est presque magique. C'est si bon parfois que c'en est presque insoutenable, je veux dire, on joue, on sent une résistance, on pousse de plus en plus fort... et soudain on débouche en pleine lumière, juste comme ça.... on passe de l'autre côté du mur! Il n'y a plus de résistance, on navigue.... De la pensée pure, qui se transforme en musique pure."
Alors oui, c''est un livre sur la musique, mais pas seulement la musique classique. Il y est aussi question de jazz. ... " Of course" l'histoire se passe à New York, dans les années 40. C'est une fresque sur l'Amérique de ces années là
Extraits :
"Oh, ils ont un tas de ficelles avec les instruments et il y a beaucoup de changements dans les harmoniques et le reste. Mais en réalité, ça vient tout droit de Bach. Je veux dire, Bach aurait pu facilement écrire les accords du blues."
" Claude ajusta l'angle de sa chaise, cala ses épaules contre le mur et écouta la musique. Les trois hommes jouaient avec une intimité apparemment facile, se passant et repassant des petites figures et des phrases comme dans un jeu de balle compliqué, sans jamais interrompre la ligne de l'air qu'ils interprétaient. Ellington, Monk, Horace Silver, Tin Pan Alley , des musiques de film. Lord Lightning n'annonçaient pas les titres. Lorsqu'un morceau était terminé, il remerciait pour les applaudissements, envoyait parfois un baiser, bavardait un moment avec Reggie ou le batteur, comptait pour le nouveau départ. Claude était impressionné par la complexité des ses improvisations.
" ... Qu'aimeriez- vous jouer?
Claude avait déjà choisi. il perçut la chaleur du coprs prèsdu sien, nota pour la première fois son parfum d'eau de Cologne poivrée. "Honeysuckle rose?
- Honey suck my nose" lonça Lord Lightning à Reggie et au Comte et il donna le départ. Claude attendit un chorus entier pour s'imprégner des accords . Il entra des deux mains jouant de couts intervalles avec la gauche, un unisson précis avec la droite, suivant le phrasé rubato de Lord Lightning. Lorsque la mélodie eut été jouée deux fois, ils improvisèrent en alternant les chorus sur des lignes de be-bop qui semblaient rouler au dessus des croches, chacun des deux hommes reprenant la suite de la structure élaborée par l'autre. Ils jouaient au chat et à la souris, exécutant des figures et des traits de plus en plus compliqués comme s'ils essayaient de se dépasser l'un l'autre .... "
Bonjour,
RépondreSupprimerJ'ai commencé à lire ce livre en anglais, il y a quelques années. C'était un peu trop littéraire mais je ferai bien une nouvelle tentative en français.
Bonne lecture dans ce cas. Si vous êtes sensible à la musique, vous ne devriez pas être déçu. merci pour votre message.
RépondreSupprimer