![]() | |||
| Edward Hopper, Interior Courtyard at 48 rue de Lille, Paris 1906 |
Après plus d'une heure trente de file d'attente, nous( mon mari et moi) avons pu dimanche dernier enfin accéder à l'exposition Edward Hopper au grand palais. A quelques encablures l'avenue des Champs Elysées dans ses habits de fête, accueille une foule de flâneurs, avide et gourmande.
Notre patience n'est pas immédiatement récompensée. L'exposition présente d'abord quelques toiles de celui auprès duquel Edward Hopper s'est formé, son professeur Robert Henri. Ses tableaux célèbres que l'on a hâte de voir grandeur nature, se font désirer. On piétine quelquefois avant de pouvoir s'approcher de ses premières toiles.
Notre patience n'est pas immédiatement récompensée. L'exposition présente d'abord quelques toiles de celui auprès duquel Edward Hopper s'est formé, son professeur Robert Henri. Ses tableaux célèbres que l'on a hâte de voir grandeur nature, se font désirer. On piétine quelquefois avant de pouvoir s'approcher de ses premières toiles.
L'originalité de ses cadrages est déjà là, il capte déjà la lumière et les contrastes qu'elle provoque. A la différence de certains peintres, son approche picturale l restera fidèle à ce qu'il est déjà dès ses premiers tableaux parisiens.
En général, je n'aime pas me munir de l'audio-guide proposé, par les musées. Je vis l'exposition de l'intérieur en silence de préférence. On pourra toujours mettre des mots après...
Quelques tableaux de ceux qui l'ont influencé comme Degas, Marquet et Félix Valloton, lors de son séjour à Paris. L'intérêt de l'exposition est là aussi. Progressivement, on est pénétré par le chemin que le peintre a suivi avant de donner ses plus grandes œuvres.
Mais avant de pouvoir vivre de son art, il lui faut subvenir à ses besoins. L'illustration lui offre cette opportunité, même s'il considère ces productions comme purement alimentaires et s'en défend , on retrouve les mêmes intérêts ( pour l'acier et le rapport de l'homme à la machine ) et des points de vue similaires dans certaines œuvres futures. | Edward Hopper Sea at Ogunquit 1914 , New York Withney Museum of American Art |
![]() | |||||
| Edward Hopper self portrait 1925- 1930 (Witney Museum of American Art) |
Ce qui me
frappe, c'est le mouvement qui anime les scènes.
| Edward Hopper 1924 |
Mouvement que l'on retrouve aussi dans ses gravures (1915-1923). Certains sujets seront même repris par la suite (comme the lighthouse, ou the catboat)
| Edward Hopper The lighthouse 1919-1923 Philadelphia Museum of art |
| Edward Hopper The railroad 1922 Philadelphia Museum of art |

| Edward Hopper My Roof 1928 (Aquarelle ), Thyssen Bornemisza Collections |
J'ai eu un coup de foudre pour les aquarelles d'Edward Hopper. Je n'en connaissais aucune. Quelle révélation !
| Edward Hopper Deck of Beam Trawler 1923 (Aquarelle) Boston, Museum of fine arts |
| Edward Hopper, House by Squam River, Gloucester Cape Ann, 1926, (Aquarelle) Boston Museum of Fine Arts |
![]() |
| Edward Hopper The carnel's Hump 1931 (Munson -Williams- Protoc Arts Instiitut Museum of Art) |
| Edward Hopper Freight cars 1928 , Addison Gallery of Amrerican Art |
| Edward Hopper Cape Cod Evening 1939 Washington D.C National Gallery of Art |
La solitude à l'intérieur du couple, celle des femmes plus particulièrement, l'incommunicabilité entre les êtres semble être une des obsessions du peintre, c'est ce qui rend ses toiles si universelles et pourquoi elles nous parlent tant.
| Edward Hopper Ground Swell 1939 Washington D.C Washongton D C Corcoran Gallery of Art |
Mais voici la dernière peinture que j'ai admirée. (Ce n'est pourtant la dernière toile toile d'Edward Hopper )
Le peintre aurait hésité à y ajouter un personnage. Là, j'ai eu le sentiment qu'il était arrivé à l'essentiel, au cœur de sa solitude. Tout est dit dans le silence C'est encore plus fort.
![]() |
| Edward Hopper Sun in empty-room 1963 |




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire