Un rail de cocaïne sniffé sur le capot d'une voiture, et voilà l'auteur arrêté et mené à un poste de police. Dans sa cellule, tout lui échappe, y compris le temps de sa garde à vue qui, de provisoire, pourrait se muer en détention plus sévère. Et si le juge et certains politiques voulaient tirer parti de son inculpation pour usage et détention de drogue, pour faire de de son incarcération un exemple...
N'en menant pas large dans sa cellule, Frédéric Beigbeder n'a d'autre solution pour passer le temps, déjouer les pièges cette solitude forcée, de cet enfer-mement et ne pas donner prise à aux angoisses qui le travaillent, que de convoquer ses souvenirs ou ce qu'il a réussi à garder comme tels. Mais peut-il se fier à sa mémoire ? Voilà le moment inespéré pour faire le point, l'heure d'un bilan sincère semble avoir sonné.
Dans ce livre, Beigbeder joue avec sa condition d'écrivain, qui travaille et retravaille avant tout habilement sur son propre passé.
J'ai eu le sentiment que dans ce roman, l'auteur se livrait davantage comme s'il pelait un peu plus la peau d'orange.. L'auto-dérision qui lui colle tant à la peau, et l'esprit corrosif qui l'accompagne, veille, on le comprend à le protéger de la mélancolie héritée en partie du divorce de ses parents. Moins arrogant aussi, il se montre sous un nouveau jour, plus touchant et honnête. Bref, plus humain . J'ai aimé.
Extraits :Dans ce livre, Beigbeder joue avec sa condition d'écrivain, qui travaille et retravaille avant tout habilement sur son propre passé.
J'ai eu le sentiment que dans ce roman, l'auteur se livrait davantage comme s'il pelait un peu plus la peau d'orange.. L'auto-dérision qui lui colle tant à la peau, et l'esprit corrosif qui l'accompagne, veille, on le comprend à le protéger de la mélancolie héritée en partie du divorce de ses parents. Moins arrogant aussi, il se montre sous un nouveau jour, plus touchant et honnête. Bref, plus humain . J'ai aimé.
« Oublier sa personnalité, perdre la mémoire pour être aimé: devenir, pour séduire, celui que les autres choisissent. Ce désordre de la personnalité , en langage psychiatrique, est nommé " déficit de conscience centrée". »
Frédéric Beigbeder
Photo: André Pichette, La Presse
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« On a tendance à idéaliser ses débuts, mais un enfant est d'abord un
paquet que l'on nourrit, transporte et couche. En échange du logement et
de la nourriture, le paquet se conforme à peu près au règlement
intérieur. »
« J'étais drogué avant même que d'avoir le droit de sortir le soir. Je m'intéressais davantage aux livres qu'à la vie.
Depuis je n'ai cessé d'utiliser la lecture comme un moyen de faire disparaître le temps et l'écriture comme moyen de le retenir. »
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