Berceau de mon enfance, cette petite ville de province se niche au cœur du département des Vosges. Avec ses 8500 habitants c'est la 4ème ville du
département, après Épinal, St-Dié et Gérardmer.
Pour trouver l'origine de son nom,
il faut remonter au VIIème siècle : un noble de la cour d'Austrasie, Romaric, embrasse la vie monastique et décide de s'installer sur le St-Mont où il fait construire un monastère. C'est la contraction de ces 2 termes qui donnera son nom à la future ville qui va alors s'étendre aux pieds de la montagne.
Au St-Mont, moines et moniales y vivent selon la règle de Saint Colomban. Deux siècles plus tard, les religieuses quittent la montagne pour s'installer dans l'enceinte de la ville, située sur la rive gauche de la Moselle et c'est leur présence qui au fil des siècles va favoriser le l'expansion de la ville.
Parallèlement à son développement, la vie de religieuses va progressivement évoluer d'une vie monastique stricte à une vie de chanoinesses séculières et féodales.
Soumises à l'autorité du Saint-Siège pour le "spirituel" elles dépendent de l'Empereur pour le "temporel".
Or la distance qui sépare ces 2 autorités permet à l'Abbesse de diriger comme elle le désire cette communauté de femmes, issues de la meilleure noblesse. En dehors des offices religieux et de certaines obligations, les chanoinesses bénéficient d'une grande liberté d'action; leur vie ressemble à celle de femmes du monde. Par ailleurs la richesse de leurs biens et de leurs domaines leur confère autorité, prestige et influence.
Au XIIIe, c'est à Remiremont qu' Elisabeth de Bourgogne se marie avec l'empereur du Saint Empire. Quelques années après, celui -ci accordera à l' Abbesse le titre de princesse d'Empire.
Au St-Mont, moines et moniales y vivent selon la règle de Saint Colomban. Deux siècles plus tard, les religieuses quittent la montagne pour s'installer dans l'enceinte de la ville, située sur la rive gauche de la Moselle et c'est leur présence qui au fil des siècles va favoriser le l'expansion de la ville.
Parallèlement à son développement, la vie de religieuses va progressivement évoluer d'une vie monastique stricte à une vie de chanoinesses séculières et féodales.
Soumises à l'autorité du Saint-Siège pour le "spirituel" elles dépendent de l'Empereur pour le "temporel".
Or la distance qui sépare ces 2 autorités permet à l'Abbesse de diriger comme elle le désire cette communauté de femmes, issues de la meilleure noblesse. En dehors des offices religieux et de certaines obligations, les chanoinesses bénéficient d'une grande liberté d'action; leur vie ressemble à celle de femmes du monde. Par ailleurs la richesse de leurs biens et de leurs domaines leur confère autorité, prestige et influence.
Au XIIIe, c'est à Remiremont qu' Elisabeth de Bourgogne se marie avec l'empereur du Saint Empire. Quelques années après, celui -ci accordera à l' Abbesse le titre de princesse d'Empire.
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| "le Palais abbatial" © Emmanuelle Souffan |
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| Abbatiale du XIII |
Avec la Révolution française, l'abolition des privilèges et des droits seigneuriaux ( en 1789) conduisent un an plus tard à la
suppression des monastères.
Le Chapitre de Remiremont perd alors son existence
légale.
Le 7 Décembre 1790, les
scellés sont apposés sur l'église abbatiale.
Suite au départ des
Chanoinesses, Remiremont prend alors en main son propre destin . La
ville devient Chef lieu de district de 1790 à 1795, et se nomme
"Libre-Mont".
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| "Le Volontaire" |
La plupart d'entre eux sont des colporteurs ; ils viennent d'Alsace et du nord de la Lorraine. Mais on trouve aussi des fabricants de tissu, bouchers, marchands de bétail ou de chiffons. Très vite, ils cherchent à s'intégrer et durant plus de 80 ans, leur nombre ne cessera d'augmenter.(En 1873 on peut en dénombrer 1839 ) On compte 12 communautés établies dans les villes de Bruyères Charmes, Épinal, Gérardmer, Lamarche, Neufchâteau, Rambervillers, Raon l'étape, Saint-Dié, Senones, Le Thillot et Remiremont.
Pourtant, dès la fin du XIXème, les premiers signes du déclin des communautés.juives des Vosges s'amorcent, certains de ses membres ayant gravi les échelons de l'ascension sociale, choisissent alors de partir pour des villes comme Nancy ou Paris.
| la Synagogue |
Pendant la seconde mondiale, ce phénomène s'amplifie encore. Les lois antijuives, poussent certains à rejoindre la zone Libre, alors que des juifs d'Alsace-Lorraine viennent trouver refuge dans le département.
Synagogue de Remiremont
De 1942 à 44, 563 juifs y sont arrêtés pour être déportés au camp d'Écrouves, près de Toul, avant de partir vers les camps de la mort. Seulement 5 % d'entre eux survivront.
A Remiremont , c'est 41 juifs qui seront arrêtés, internés à Drancy puis exterminés à Auschwitz-Birkenau, entre 43 et 1944. Leurs noms figurent sur le Monument aux Morts de la ville.
Une trentaine d'années plus tard , le bâtiment de la synagogue de Remiremont est vendu à un particulier avant d"être démoli en1970 . Les vestiges visibles se trouvent actuellement à la synagogue-musée de
Bruyères et les bancs des fidèles servent dans l'oratoire de la
synagogue d'Épinal. | http://www.remiremont.fr/accueil |
Mais laissons nous guider à travers les rues de la ville et ses alentours.

et poursuivons la balade...
| sur la piste verte |
![]() | ||||||













Bonjour,
RépondreSupprimerC'est en 1976 que la synagogue a disparu du paysage Romarimontain
Merci pour cette précision...
Supprimerwonderful places, superb photos, thanks for sharing!
RépondreSupprimerThank you very much !
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