Emprunté à la bibliothèque pour mon fils de 11 ans, j'espérais en lui proposant l'Orme du Caucase et un ciel radieux le sortir des Naruto et "Dragon Bull Z" et autres mangas. Dans un moment de calme, j'ai ouvert le premier, un recueil de Huit nouvelles. La finesse du graphisme m'a plu et je me suis immédiatement plongée dans la lecture. Etonnée par l'universalité, et la simplicité de ces nouvelles, empreintes de pudeur et d'une certaine naïveté. Cela va droit au cœur, car Taniguchi va à l'essentiel. La plupart des personnages qu'il dépeint, ont
tous un point commun : les blessures du passé, qu'ils arrivent à dépasser
sans tambour ni trompette. Un bon sens plein de sagesse, quelques mots réparateurs que l'on n'attendait plus, le travail du temps, qui vous permet de voir certaines choses sous d'autres aspects, ce sont tous ces petits mouvements intérieurs que dépeint Taniguchi. Il y a bien quelque chose d'apaisant à la lecture de ces huit nouvelles, adaptées des œuvres de Ryūichirō Utsumi,
comme si l'auteur en quelques pages voulait nous réconciliait avec le
monde. C'est réussi. Son recueil de nous débarrasse de la morosité ambiante.
Dès la première, on est sous le charme, enfin sou l'orme.
Jirō Taniguchi a déclaré :
Dès la première, on est sous le charme, enfin sou l'orme.
Jirō Taniguchi a déclaré :
« Si j'ai envie de raconter des petits riens de la vie quotidienne, c'est parce que j'attache de l'importance à l'expression des balancements, des incertitudes, que les gens vivent au quotidien, de leurs sentiments profonds dans les relations avec les autres. [...] C'est à partir de ces moments infimes que je crée mes mangas."
Après cette première lecture, échanges d'impression avec mon fils. De toute évidence, il a préféré un ciel radieux, et m'invite pour ne pas dire, me presse à le lire. Je ne diffère guère cette occasion impatiente de savoir ce qui lui a plu.
Biographie de Jiro Taniguchi par son éditeur français, Casterman
En quelques années, Jirô Taniguchi est devenu
l’ambassadeur de la bande dessinée japonaise en France, séduisant un
large public jusqu’alors rétif à ses codes graphiques et narratifs. Le
livre qui a tout changé ? Quartier lointain, auréolé du Prix du scénario
au festival d’Angoulême 2003 et publié dans la collection Ecritures de
Casterman, qui défend l’auteur depuis 1995, date de sa première
publication française avec l’Homme qui marche, promenade élégiaque dans
le Japon contemporain, portée par une description incroyablement
minutieuse des petits riens du quotidien. Depuis, on a découvert une
autre facette du talent de Taniguchi avec le Sommet des Dieux – Prix du
dessin à Angoulême en 2005 – tandis que Le Journal de mon Père, L’Orme du Caucase et Terre de rêves, tous trois chez Casterman, ont confirmé son statut de géant de la bande dessinée mondiale.
Histoire complète
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