Avec Mozart, le bonheur est toujours assuré, rien n'était plus simple que de lire sur le visage d'Emmanuel Ax et des musiciens le plaisir qu'ils éprouvaient à jouer cette œuvre.
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| Ingo Metzmacher |
Pour ceux qui l'ont raté, il suffit d'écouter cet enregistrement, avec Emmanuel Ax quelques années plus tôt.
Et jeudi soir, après plusieurs rappels, ce pianiste d'origine polonaise, ( premier prix du concours Arthur Rubinstein à Tel Aviv en 1974 ) a quitté un public conquis après avoir donné en bis le 2ème Impromptu, op 142, de Schubert. Sa générosité, sa délicatesse, la fougue de son tempérament nous ont permis d'accéder à un moment de grâce.
Comblée, j'allais le rester encore durant plusieurs minutes après le début de la 3ème messe en fa mineur (1868), d'Anton Bruckner.(1824-1896)
Si l’œuvre instaure dès les premières mesures une ambiance forte, et particulièrement sombre, , au fur et à mesure que s'enchainaient les différentes parties de la messe, je me suis fermée progressivement malgré toute ma bonne volonté à cette œuvre aux proportions grandioses. Malgré la beauté de certains passages, (avec de belles sonorités du chœur a capella par exemple) ou dans le kyrié duo entre les solistes Chen Reiss (soprano) et Johannes Weisser (basse) . Masse sonore, gros effets. J'en ai eu une une sorte d'indigestion.
| Werner Güra |
Le Hosanna qui lui succède avec fougue et puissance, me laissa à nouveau indifférente. Sur le moment j'en suis ressortie mitigée. Je n'avais qu'un désir écouter à nouveau certains passages de cette œuvre et pour mieux comprendre ce qui m'avait échappée avec la partition.
Sur you tube, la version de Sergiu Célibidache m'a littéralement comblée. Non seulement l'émotion ressentie pendant le concert, m'a envahie de nouveau, mais j'en ai saisi l'architecture harmonique et contrapuntique. Cet enregistrement nous donne accès à la richesse de la partition portée par un grand chef.

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