Je reprends la suite de notre visite à Beaubourg avec l'exposition Matisse.
Ce qui m'a plu dans cette exposition, c'est l'accent qui est mis sur le travail de l''artiste. Il " se répète", se cherche, improvise.
Sur internet j'ai trouvé cette citation de Matisse:
« Ce qui m’importe le plus ? De travailler mon modèle jusqu’à ce que je l’aie suffisamment en moi pour pouvoir improviser, laisser courir ma main en parvenant à respecter la grandeur et le caractère sacré de toute chose vivante. »
Trois variations sur le pont saint-Michel (vers 1900)
Ce que je garderai sans doute en mémoire, c'est aussi le contraste des couleurs.
La musicienne que je suis , il est vrai , reste sensible au sujet lui même...
![]() |
| Henri Matisse Intérieur au violon 1917-18 |
« La couleur surtout et peut-être plus encore que le dessin est une libération » Matisse
![]() |
Henri Matisse, le violoniste à la fenêtre 1918 |





N'est-il pas davantage concevable que le musicien qui est réellement Matisse ici, de dos, face à un mur plus qu'à une fenêtre, soit désespéré ?
RépondreSupprimerLa tristesse dans le traitement des formes et des couleurs ne renvoit qu'au sentiment d'emprisonnement du quadrillage du carrelage et de la fenêtre fermée, froide et de la même couleur que le mur.
La seule chaleur que le violonniste touche est celle de son violon, en opposition à la période fauve de l'artiste. Le sol dans lequel il semble s'enfoncer représente son désir presque de mort où dans le ciel qui reprend cette couleur trace nettement une croix.
A cette époque, Matisse a des problèmes de santé important qui l'empêche de bien voir. Il croit sa peinture finit et devoir se remettre au violon, son seul salut.
Sans doute,la maladie au delà de la souffrance qu'elle impose au corps, est aussi une prison pour l'âme. La musique que Matisse pratiquait quotidiennement lui a certainement permis le dépassement. Pour moi, la musique, c'est toujours une fenêtre qui s'ouvre à la fois à l'intérieur de moi.
RépondreSupprimeret vers l'extérieur
SupprimerJe suis tout à fait d'accord !
RépondreSupprimerTrès beau blog en tout cas. Merci.
Même l'épaule prend la forme d'un violon. La scène est résolument triste..une époque où l 'artiste se cherche dans un horizon bouché...dans une autre voie...celle de la musique et plus particulièrement le violon, thème récurrent
RépondreSupprimerTrès intéressant votre blog..belle journée
Merci Philippe Bertin votre commentaire est encourageant ...
Supprimer