mercredi 15 octobre 2014

" Puisqu'il n'y avait pas d'autre solution "


"Je ne pus m'empêcher de pleurer. Quel était le sens de cet épreuve ? C'était toute ma vie que j'aurais voulu recommencer. J'aurais préféré que cela n'existât pas. [...] 
Tout ce que j'avais vécu, tout ce que j'avais accepté, sans avoir le courage de partir, jusqu'au moment où j'avais compris que je ne pourrais l'éviter, sinon j'en mourrais. Par instinct de survie, par un sursaut de dignité, par courage, pour moi, pour Naomi, je ne pouvais faire autrement, il en était ainsi. J'avais rompu le serment, le pacte insensé que j'avais contracté vis à vis de mon mari, et surtout vis à vis de moi-même. Je tremblais de peur. J'avais gravi les marches, sonné à la porte de l'avocate, j'étais partie, soulagée et effrayée, comme s'il fallait que je saute d'une immense falaise, que je me lance dans la vie, que je recommence tout du début, que je reprenne les cartes et les redistribue : celles qui formaient les nœuds entrelacées de mes erreurs et mes errances, de mes angoisses et mes imprudences. Que je le chasse de chez moi, puisqu'il n'y avait pas d'autre solution. "

 Extrait de " Te voici permise à tout homme" d' Eliette Abécassis

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