mercredi 26 décembre 2012

Sous la palette d'Edward Hopper

Edward Hopper, Interior Courtyard at 48 rue de Lille, Paris 1906
Après plus d'une heure trente de file d'attente, nous( mon mari et moi) avons pu dimanche dernier enfin accéder à l'exposition Edward Hopper au grand palais. A quelques encablures  l'avenue des Champs Elysées dans ses habits de fête, accueille une foule  de flâneurs, avide et gourmande.
Notre patience n'est pas immédiatement récompensée. L'exposition présente d'abord quelques toiles  de celui  auprès duquel Edward Hopper s'est formé, son professeur Robert Henri. Ses  tableaux célèbres que l'on a hâte de voir grandeur nature, se font désirer. On piétine quelquefois avant de pouvoir s'approcher de ses premières toiles. 
 L'originalité de ses cadrages est déjà là, il capte déjà la lumière et les contrastes qu'elle provoque. A la différence de certains peintres, son approche picturale l restera fidèle à ce qu'il est déjà dès ses premiers tableaux  parisiens. 
En général, je n'aime pas me munir de l'audio-guide proposé, par les musées. Je vis l'exposition de l'intérieur en silence de préférence. On pourra toujours mettre des mots après...
Quelques tableaux de ceux qui l'ont influencé comme Degas, Marquet et Félix Valloton,  lors de son séjour à Paris. L'intérêt de l'exposition est là aussi. Progressivement, on est pénétré par le chemin que le peintre a suivi avant de donner  ses plus grandes œuvres.

Edward Hopper Sea at Ogunquit 1914 ,
New York Withney  Museum of American Art

 Mais avant de pouvoir vivre de son art, il lui faut subvenir à ses besoins.  L'illustration lui offre cette opportunité, même s'il considère ces productions comme purement alimentaires et s'en défend , on retrouve  les mêmes intérêts  ( pour l'acier et le rapport de l'homme à la machine ) et des points de vue  similaires dans  certaines œuvres futures.


Edward Hopper self portrait 1925- 1930
(Witney Museum of American Art)






Edward Hopper
Ce qui me frappe
alors, c'est le mouvement qui anime les  scènes. 



Edward Hopper 1924

Mouvement que l'on retrouve aussi dans ses gravures  (1915-1923). Certains sujets seront même repris par la suite  (comme the lighthouse, ou  the catboat)

Edward Hopper The catboat 1922
Philadelphia Museum of Art

Edward Hopper The lighthouse 1919-1923  Philadelphia Museum of art



Edward Hopper The railroad 1922 Philadelphia Museum of art
                           















Edward Hopper  My Roof 1928  (Aquarelle ), Thyssen  Bornemisza Collections 
J'ai eu un coup de foudre pour  les aquarelles d'Edward Hopper. Je n'en connaissais aucune. Quelle révélation !


Edward Hopper Deck of Beam Trawler 1923 (Aquarelle) Boston, Museum of fine arts

Edward Hopper, House by Squam River, Gloucester Cape Ann, 1926, (Aquarelle) Boston Museum of Fine Arts




Edward Hopper The carnel's Hump 1931
 (Munson -Williams- Protoc Arts Instiitut Museum of Art) 


Edward Hopper Freight cars 1928 , Addison Gallery of Amrerican Art

















 

Edward Hopper Cape Cod Evening 1939
 Washington D.C National Gallery of Art




La solitude à l'intérieur du couple, celle des femmes plus particulièrement, l'incommunicabilité entre les êtres semble être une des obsessions du peintre, c'est ce qui rend ses toiles si universelles et pourquoi elles nous parlent tant.









Edward Hopper Ground Swell 1939 Washington D.C Washongton D C Corcoran  Gallery of Art



Mais voici la dernière peinture que j'ai admirée. (Ce n'est pourtant la dernière toile toile d'Edward Hopper )
Le peintre  aurait hésité à y ajouter un personnage. Là, j'ai eu le sentiment qu'il était arrivé  à  l'essentiel, au cœur de sa solitude.  Tout est dit dans le silence  C'est encore plus fort.


Edward Hopper  Sun in empty-room 1963

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